Général

Ouvrir la voie à la mobilité publique autonome

Ouvrir la voie à la mobilité publique autonome



We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

Smart Mobility Congress Barcelona 2018 / Susan Fourtané pour une ingénierie intéressante

Les solutions de mobilité autonomes et les véhicules connectés sont déjà présents dans les grandes villes du monde entier. Les essais pilotes sont bien avancés depuis quelques années maintenant.

Des constructeurs automobiles tels que Tesla, BMW, Volvo, Google et bien d'autres participent à la course vers la conduite autonome de niveau 5 avec des voitures autonomes de niveau 4 qui devraient être vues dans les rues de Chine dès 2021.

Lors du récent Congrès sur la mobilité intelligente 2018 à Barcelone, les leaders de l'industrie espagnole du monde entier se sont réunis pour discuter et partager les progrès réalisés dans les projets mondiaux vers l'avenir de la mobilité autonome dans les villes intelligentes, où 9,5 milliards de personnes vont vivre d'ici 2050.

Dans le cadre de la discussion, les transports publics sans conducteur occupent une place de choix. Il devient clair que le futur est maintenant.

Le transport public sans conducteur sera-t-il une réalité?

Aucun doute là dessus! La ville de Lyon en France est devenue la première ville au monde à exploiter une navette sans conducteur pour les transports en commun en dehors d'une voie privée fermée en 2016. La navette opérait au bout d'une ligne de tramway transportant des passagers sur le dernier kilomètre de trajet.

L'essai de Lyon a été un succès et une preuve de la façon dont la mobilité autonome du premier et du dernier kilomètre peut améliorer la vie des citoyens en milieu urbain. Aux États-Unis, Las Vegas est devenue la première ville nord-américaine à autoriser le test d'une navette autonome en 2017.

Les essais de véhicules autonomes pour la mobilité publique sont de plus en plus longs, plus avancés et plus intégrés dans les réseaux de transport urbains existants et dans l'environnement urbain. Ces essais permettent aux responsables de la ville, aux passagers et aux résidents ainsi qu'aux fabricants et opérateurs de navettes de tester et de vérifier tous les aspects de la mobilité autonome, ouvrant la voie à une intégration transparente dans les villes intelligentes du monde entier.

Première navette autonome disponible sur le marché

Le constructeur français de navettes électriques Keolis en partenariat avec Navya, concepteur français de systèmes autonomes et leader sur le marché du transport autonome, réalise des navettes pouvant transporter 15 passagers fonctionnant à une vitesse de 25 km / heure.

L'Autonom Cab de Navya est le premier robot-taxi du marché. Il offre une expérience utilisateur connectée, simple et fluide via une application mobile.

Les solutions de mobilité autonomes, partagées et électriques vont alléger les embouteillages dans les centres-villes, en fournissant une solution nécessaire à la demande de service urbain du premier et du dernier kilomètre.

Mobilité en tant que service (MaaS)

La mobilité partagée est une tendance qui se développe dans les grandes villes. Mobility as a Service (MaaS) sous la forme d'applications de transport multimodal reliant des villes ou des parties de ces villes et des réseaux de transports publics

À Londres, Chariot, une initiative de Ford Motor Company, propose un service de navette dans les zones où les transports publics ne sont pas facilement accessibles. Cette solution de mobilité intelligente aide les passagers à effectuer le premier et le dernier kilomètre de leur voyage en les reliant rapidement et efficacement aux stations de métro à partir de là où ils peuvent atteindre leur destination finale.

Navya, un concepteur français de systèmes autonomes, a testé sa navette Arma électrique autonome sans conducteur en Angleterre, au Royaume-Uni La navette autonome a fait ses débuts en pas moins qu'à l'aéroport très fréquenté d'Heathrow à Londres, montrant à quel point la technologie peut être utile pour le transport passagers à destination et en provenance des terminaux, et des terminaux aux avions.

Préparer les communautés à la mobilité autonome

L'étape suivante consiste à connecter le MaaS au réseau en ajoutant des capacités complètes sans pilote. Comme pour toute autre innovation et technologie, les gens ont besoin de temps pour s'adapter aux nouveaux changements et aux nouvelles façons de se déplacer dans la ville.

Grâce aux nombreux avantages que les navettes sans conducteur sont censées apporter aux villes du monde entier, à leurs communautés et aux habitants, ce n'est qu'une question de temps avant que la mobilité publique sans conducteur ne soit acceptée dans la vie urbaine quotidienne.

Mobilité autonome: défis à long terme

À ce stade de son évolution, le développement de solutions de mobilité autonome doit être caractérisé par un processus d'apprentissage et de test continu. En raison de la responsabilité derrière cette technologie de pointe, il est primordial pour les constructeurs automobiles et les entreprises à l'origine de solutions de mobilité autonome de s'assurer que chaque composant impliqué dans le système est exempt de pannes.

Une attention particulière doit être accordée à la sécurité et à la sûreté avant que les navettes sans conducteur ne deviennent une partie du système de transport public urbain quotidien. L'une des principales préoccupations et le défi à long terme est la cybersécurité. Toute nouvelle technologie implique de nouveaux risques. Tout ce qui est connecté au réseau risque d'être piraté jusqu'à ce que les experts en sécurité (chapeaux blancs) trouvent le moyen d'être à quelques pas des pirates malveillants (chapeaux noirs).

La Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), par un amendement de 2016 de la Convention de Vienne sur la circulation routière de 1968, autorise la conduite autonome. Cependant, la réglementation des Nations Unies exige qu'un humain soit toujours capable de contrôler et de désactiver les véhicules autonomes en cas de besoin. En d'autres termes, il doit y avoir un humain responsable derrière chaque unité autonome prêt à prendre le contrôle de l'unité en cas d'urgence.

L'état des essais de véhicules autonomes

Les essais publics partiels sont un moyen de préparer la technologie, tandis que la législation prend du temps pour trouver son chemin et s'adapter au nouveau royaume sans conducteur. Des villes du monde entier ont été témoins des tests et de l'amélioration d'une variété de véhicules autonomes.

Par exemple, le constructeur automobile Volvo en Suède va terminer son projet DriveMe lancé en 2014 avec 100 véhicules autonomes sur la voie publique à Göteborg d'ici 2020. Les Pays-Bas sont peut-être le terrain d'essai le plus avancé pour les véhicules autonomes et les systèmes de transport intelligents (ITS).

Jusqu'à présent, cinq États ont approuvé les véhicules autonomes aux États-Unis et la législation continue d'être introduite. La France teste les véhicules sans conducteur depuis 2016. Le Royaume-Uni met 30 millions de livres à la disposition des entreprises et des organismes de recherche pour faire progresser les infrastructures de développement de véhicules autonomes.

Et ce n'est qu'un petit échantillon de ce qui se passe dans les villes du monde entier.

Les tests et le développement de véhicules autonomes sont devenus si cruciaux que les leaders de l'industrie se réunissent chaque année au Symposium sur les essais et le développement de véhicules autonomes, qui se tiendra à Stuttgart, en Allemagne, du 21 au 23 mai 2019.


Voir la vidéo: Table ronde 2 Conférence Arval Mobility Observatory: le véhicule électrique est-il si vertueux? (Août 2022).